mardi 25 janvier 2011

Abus sexuels: le pape demande pardon

Le pape s'est exprimé devant plus de 15'000 prêtres à Rome. [afp]

Pour la première fois, Benoît XVI a explicitement "demandé pardon" pour les abus sexuels commis par des prêtres "à l'égard des petits", en clôturant vendredi une année sacerdotale entachée par une cascade de scandales pédophiles au sein de l'Eglise catholique.

Lors d'une messe concélébrée place Saint-Pierre, sous le soleil, avec 15’000 prêtres venus d'une centaine de pays, ce qui constitue une première, le pape a aussi "promis" que l'Eglise allait "faire tout ce qui est possible" pour que les "abus" sexuels sur des mineurs de la part d'hommes d'Eglise "ne puissent jamais plus survenir".

"Il est arrivé que, proprement au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres - en particulier l'abus à l'égard des petits, où le sacerdoce chargé de témoigner de la prévenance de Dieu à l'égard de l'homme se trouve retourné en son contraire", a déclaré le pape.
"Jamais plus"

"Nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir", a ajouté Benoît XVI.

Il a ainsi "promis" que l'Église ferait "tout ce qui est possible pour examiner attentivement l'authenticité de la vocation" des futurs prêtres, et "mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin, afin que le Seigneur les protège et les garde dans les situations difficiles et face aux dangers de la vie".

Ces scandales entraînent "un devoir de purification", a-t-il affirmé, alors que la hiérarchie catholique est accusée de ne pas avoir sanctionné ses prêtres coupables.

(original) http://www.tsr.ch/info/monde/2103773-abus-sexuels-le-pape-demande-pardon.html

Un scandale pédophile éclabousse l'Église brésilienne


Agence France-Presse
Sao Paulo

Les scandales de pédophilie impliquant l'Église ont éclaboussé mardi le plus grand pays catholique du monde, le Brésil, où le Vatican a reconnu l'existence d'accusations contre des prêtres pour abus sexuels.

Les cas ont été révélés au grand jour par des images tournées en caméra cachée par une des victimes montrant le père Luiz Marques Barbosa, 82 ans, faisant l'objet d'une fellation de la part d'un enfant de choeur devant un autel, dans le petit État pauvre d'Alagoas, situé au nord-est du Brésil, à quelque 2500 km de Sao Paulo.

La diffusion la semaine dernière de cette vidéo dans le cadre d'un programme télévisé de la chaîne SBT, a fait scandale dans le pays de plus de 190 millions d'habitants où 74% se déclarent catholiques.

Après la relation sexuelle, la caméra fait un gros plan sur le visage du prêtre qui demande: «Qui est là? Qui c'est?».

Le reportage a également diffusé les déclarations de trois anciens enfants de choeur narrant les abus qu'ils ont subis de la part de trois prêtres de la ville d'Arapiraca à 120 km de Maceio, la capitale d'Alagoas, dont le père Marques Barbosa.

«Il commençait à me toucher à m'embrasser (...), ça me donnait envie de vomir. Il commençait à me déshabiller et à se déshabiller aussi», raconte le jeune identifié comme «Fabiano», faisant allusion à Marques Barbosa.

Ce jeune âgé de 20 ans, qui en avait douze quand il était enfant de choeur, souligne dans son récit avoir été obligé d'avoir des rapports avec ce prêtre «d'innombrables fois».

Les images, filmées en janvier 2009, sont visibles sur le site www.sbt.com.br et circulent sur youtube également, selon le site internet Alagoas 24h. Elles sont également en vente dans les rues de Maceio, selon la même source.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a reconnu mardi l'existence d'accusations d'abus sexuels. Un des prêtres «a été renvoyé de sa paroisse et est sous accusation de la part de la justice civile», a-t-il dit. Les faits reprochés aux deux autres, suspendus de leurs fonctions, «sont en cours d'examen», a-t-il ajouté.

Il a admis également que deux des trois hommes d'Église dénoncés avaient le titre honorifique de Monseigneur.

L'affaire a choqué la population locale au Brésil. Et l'évêque du diocèse de Penedo (dont dépend Arapiraca), Monseigneur Valerio Brêda, a décidé d'écarter de leurs fonctions ecclésiastiques les trois hommes d'Église, Luiz Marques Barbosa, Edilson Duarte et Raimundo Gomes, dès la diffusion des dénonciations.

«Nous condamnons, totalement, et le coeur déchiré par la honte et la tristesse, les faits, même s'ils ne sont pas encore prouvés», affirme notamment M. Brêda dans un communiqué officiel.

Afin de ne pas gêner les enquêtes policières, «il faut que les prêtres mentionnés soient, par mesure de précaution, écartés de leurs fonctions ecclésiastiques», poursuit l'évêque.

Le ministère public d'Alagoas a demandé l'ouverture d'une enquête tandis que la commissaire chargée de l'enquête, Barbara Arraes, a qualifié la situation de «grave».

«Cela laissera des séquelles aux jeunes, c'est grave au niveau psychologique», a-t-elle déclaré à la presse. L'enquête devrait être conclue d'ici 30 jours, selon elle. À l'heure actuelle, les ex-enfants de choeur et les prêtres sont interrogés.

(original)http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201003/16/01-4261219-un-scandale-pedophile-eclabousse-leglise-bresilienne.php

lundi 24 janvier 2011

L'église Irlandaise, de nouveau ébranlée par un rapport accablant pour viols sur mineurs

Un nouveau rapport accablant sur les violences sexuelles infligées par les religieux sur des enfants va être présenté par le ministère de la justice irlandaise, ce jeudi 26 novembre à l’Irlande.

Le premier rapport datant de mai avait ébranlé l’Irlande entière, et s’attaquait d’ores et déjà à la responsabilité de l’église, en l’accusant d’avoir cautionné le viol de nombreux enfants, de les avoirs réduits aux travaux forcés, tout en leur assénant quantité de sévices corporels, comme la flagellation.

A l’heure actuelle, le ministère de la justice s’apprête à rendre public un nouveau rapport, réalisé sur 2 ans, qui fait état de la façon dont les plaintes pour agression sexuelle sur mineures auraient été traitées entre 1975 et 2004 dans l’archidiocèse de Dublin.

Il faut préciser que le premier rapport a non seulement choqué les irlandais, mais a également délié les langues de nombreuses victimes qui étaient jusqu’alors restées dans le silence. Leurs témoignages figurent donc dans ce nouveau rapport, et dressent un portrait des plus sombre de l’Eglise…

« Ces jours prochains nous découvrirons les événements sordides qui se sont déroulés au sein de l’Eglise catholique dans l’archidiocèse de Dublin« , aurait déclaré l’archevêque Diarmuid Martin, conscient que ce nouveau rapport risque d’ébranler à nouveau l’Irlande entière.

Depuis les débuts de ce scandale, notons que de très nombreux irlandais alors croyants, ont fait le souhait de se faire débaptiser, pour ne plus figurer sur les listes de l’église. Ce geste, fort symbolique, signifie avant tout leur rupture et leur désaccord avec les agissements d’une église dans laquelle ils ne se reconnaissent plus… On n’enregistre d’ores et déjà plusieurs centaines de débaptisés récents dans tout le pays et le phénomène pourrait prendre de l’ampleur suite à la publication de ce nouveau rapport…

(original)http://www.guide-irlande.com/leglise-irlandaise-de-nouveau-ebranlee-par-un-rapport-accablant-pour-viols-sur-mineurs/

Irlande : nouveau rapport accablant sur les viols de mineurs par des religieux

L'Irlande a découvert, jeudi 26 novembre, un nouveau rapport accablant sur les violences sexuelles infligées par des religieux à des enfants, après celui de mai qui avait déjà plongé le pays dans l'effroi. Un premier rapport décrivait comment, durant plusieurs dizaines d'années, d'innombrables enfants avaient été victimes de flagellations, de travaux forcés et de viols collectifs dans l'ancien système d'écoles supervisées par l'Eglise.

Le rapport, rendu public par le ministère de la justice en début d'après-midi, porte sur la façon dont les plaintes pour viol sur mineur ont été traitées dans l'archidiocèse de Dublin entre 1975 et 2004. La rédaction du document a débuté en 2006 et s'est achevée il y a plusieurs mois mais la justice a retardé sa publication, le temps d'en retirer certains détails dont la divulgation compromettrait des procédures judiciaires en cours.

"ÉVÉNEMENTS SORDIDES"

Les autorités religieuses, ainsi que le ministère de l'éducation, sont accusés d'avoir couvert ces violences ou gardé le silence. Des responsables religieux ont d'ores et déjà prévenu qu'il contenait des faits éprouvants. "Ces jours prochains nous découvrirons les événements sordides qui se sont déroulés au sein de l'Eglise catholique dans l'archidiocèse de Dublin", a déclaré l'archevêque Diarmuid Martin lors d'une cérémonie la semaine dernière.

La publication du premier rapport, rédigé par la commission d'enquête sur les violences contre les enfants, a entraîné une avalanche de témoignages de nombreux Irlandais en ayant été les victimes. Ce document en cinq volumes, dont la rédaction a pris neuf ans, dépeignait les orphelinats et écoles spécialisées d'Irlande comme des lieux dominés par la peur, les négligences et les agressions sexuelles généralisées.

Marc, 49 ans Chef d'entreprise «Enfant, j'ai été violé par un prêtre pendant quinze mois»

Il y a trois ou quatre décennies, il était impensable de dénoncer un ecclésiastique pour pédophilie. J'ai été l'une des petites victimes de cette omerta. Pendant quinze mois, j'ai subi les agressions sexuelles d'un jeune prêtre, le père W., dans l'internat catholique où j'étais élève. J'avais 10 ans, 11 ans. C'était entre 1967 et 1968. Une à deux fois par semaine, il venait me chercher, la nuit, dans le dortoir. Mes copains me traitaient de fayot, de pédé. Jamais je n'oublierai son odeur de tabac froid, qui me donnait envie de vomir… Comment aurais-je pu me défendre? Il était grand, costaud. Il enseignait la gymnastique et l'instruction religieuse aux classes primaires.
J'ai fini par confier mon douloureux secret à ma mère. Elle m'a dit: «Va parler à papa, il a fait l'armée, il comprendra.» Mon père n'osait même pas me regarder. Mes parents sont allés voir le directeur de l'école. A la suite de quoi, le responsable de l'ordre religieux dont dépendait mon collège est venu leur demander de me changer d'école! Ils ont refusé. Mon agresseur a été muté à 700 kilomètres, il a continué à exercer son sacerdoce pendant dix-neuf ans, avant de se marier et de devenir libraire. A aucun moment, les responsables religieux ne se sont souciés de ma détresse. A la maison, le sujet était tabou. Pourtant, ces quinze mois d'enfer ont broyé mon enfance, consumé ma joie de vivre. Si seulement quelqu'un m'avait dit que ce n'était pas ma faute, que ce curé était un salaud, que l'amour et le sexe, ce n'était pas ça…
Il y a quelques mois, j'ai décidé de mener mon enquête, de retrouver les protagonistes de l'histoire, de rencontrer mon violeur. «Il est parti à l'étranger», m'a répondu l'ancien responsable de l'ordre. Où? Il l'ignorait. C'était faux: non seulement il savait où il vivait, mais, chaque année, il lui envoyait ses vœux… Ni lui ni l'ex-directeur de l'école ne se sentent coupables, aujourd'hui encore, de ne pas avoir secouru un gosse de 10 ans. Le responsable actuel de l'ordre, lui, m'a fait part de son indignation.
Grâce à un détective privé, j'ai retrouvé le père W. Qui a accepté une confrontation, le 13 novembre dernier, en présence de son épouse et de l'un de mes amis. Je lui ai rappelé les sévices sexuels qu'il m'avait infligés. Il n'a pas protesté. «Tu étais un monstre!» lui ai-je lancé. Il m'a répondu qu'il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait… Pourquoi ne rend-on pas imprescriptibles les agressions sexuelles contre les mineurs?

L’INNOCENCE PROFANÉE

Violée par un vicaire "Silence froid et hautain" - France Bédard
Le mercredi 16 avril 2008, par Innocence profanée
Cet article est paru dans le Journal de Québec du 16 avril 2008.
France Bédard a dénoncé hier « le silence froid et hautain » de l’Église catholique après avoir appris que le Cardinal Marc Ouellet refusait de la rencontrer.

France Bédard a intenté une poursuite de 325 000 $ contre l’Archevêché de Québec affirmant avoir été violée par un prêtre dans un presbytère de Saint-Marc-des-Carrières alors qu’elle avait 17 ans. Le prêtre en question, Armand Therrien, décédé maintenant, serait le père de son fils et France Bédard a pris des recours contre l’Archevêché. Elle réclamait un entretien avec Mgr Ouellet.

La réponse est tombée hier par voie d’un communiqué laconique. On y mentionne que l’Archevêché a réagi dès que Mme Bédard a porté plainte au criminel.

Ministère interdit

« Le prêtre visé par ces allégations a été informé par lettre de l’Archevêché que tout ministère pastoral, quel qu’il soit, lui était strictement interdit durant toute la durée des procédures judiciaires. »

Le communiqué ajoute que maintenant que l’affaire est devant les tribunaux, l’Archevêché va laisser la justice suivre son cours et qu’aucun autre commentaire ne sera émis tout au long de ce processus.

France Bédard a répliqué en disant « c’est avec un mélange d’indignation et de tristesse que j’ai pris connaissance de l’intention de l’Église catholique de s’entêter dans un silence froid et hautain relativement aux crimes sexuels que m’a infligés l’un de ses représentants.

Nouvelle blessure

Violée par ce membre du clergé, qui m’a imposé le silence et détruit ma vie, je n’arrive pas à croire que l’Église et ses représentants, dont le cardinal Ouellet, se cachent derrière le paravent de processus bureaucratiques et refusent un minimum d’humanité et de compassion. Ce silence et cette froideur sont une nouvelle blessure pour moi...«

Armand Therrien, ex-vicaire de la paroisse de Saint-Marc-des-Carrières, avait été accusé en 2006 de viol et d’attentat à la pudeur sur France Bédard qui avait été embauchée comme ménagère en résidence au presbytère.

« C’est ce soir que tu vas savoir ce qu’est un homme », aurait dit l’homme d’Église à l’adolescente avant de lui faire perdre sa virginité. « Si tu cries, Monsieur le Curé va tout savoir », aurait-il ajouté.

À la suite de cette première expérience pour le moins traumatisante, Armand Therrien aurait manipulé la jeune femme pour avoir d’autres relations sexuelles avec elle. De cette union est né un enfant alors que France Bédard était âgée de 19 ans. Un test d’ADN avait établi la paternité du vicaire.

Ce n’est qu’après la sortie publique de Nathalie Simard que France Bédard a porté plainte en 2006. Après le décès d’Armand Bédard qui a forcé l’arrêt des procédures en février dernier, le présumée victime se tourne maintenant vers l’archevêché et la succession du religieux pour obtenir réparation.

Un prêtre jugé pour avoir violé son neveu pendant 10 ans


Ce prêtre franciscain belge âgé de 46 ans est jugé à partir de ce lundi par la cour d’assises du Rhône pour le viol de son neveu, selon le nouvelobs.

Le religieux a reconnu avoir violé son neveu, durant dix ans, entre 1997 et 2006.

Au moment des premiers attouchements, le jeune garçon n’avait que huit ans.

En juin 2006, le prêtre avait envoyé une lettre au procureur de la république de Lyon pour se dénoncer, après que son neveu ait avoué les agressions sexuelles à ses parents, précise le nouvelobs.

Le religieux était un récidiviste. Il avait déjà été condamné pour agression sexuelle en mai 2003 à Rennes. Il avait alors été condamné à 1 an de prison, dont 9 avec sursis.

Au cours de l’instruction à Lyon, le prêtre a essayé de minimiser ses agressions sexuelles en précisant que son neveu était passif.

Le jeune enfant a reconnu que son oncle ne l’avait jamais frappé.

Tout en précisant qu’il «avait trop peur et trop honte, qu’il était sous son emprise, qu’il en faisait des cauchemars et qu’il pleurait», selon le nouvelobs.

Les agressions sexuelles s’étaient déroulées lors de vacances familiales, pendant un pèlerinage sur les Chemins de Compostelle et chez la grand-mère de la victime.

Le présumé violeur est actuellement en détention à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône.

Merci au posteur Fred-Lille pour cette info